Micro eLearning

Je baigne dans le domaine du eLearning depuis 2010 et l’industrie du eLearning est présentement en pleine évolution. Aujourd’hui je lis un peu sur le micro-eLearning, des micro-leçons de moins de 3 minutes, disponibles avant tout sur mobile, parfait pour la génération Twitter. Je dois dire que ça me fait réfléchir…

Qu’est-ce que c’est Apprendre? Car dans le fond, on est toujours en train d’apprendre. Donc lorsque vient le temps de nommer les choses et de définir ce qu’est le eLearning, est-ce que des micro-leçons de moins de 3 minutes peuvent être considérées comme de l’apprentissage au même titre qu’un cours de plusieurs heures? Si la réponse est oui, alors tous les partages Twitter, Facebook, les articles sur le web, les vidéos youtube, bref, tout ce qui est 3 minutes et moins sur Internet, donc quasiment tout, devrait être considéré comme de l’apprentissage? Je ne crois pas… on apprend des choses mais il est difficile de remplir des objectifs précis d’apprentissage avec de si courtes interventions.

Je suis d’accord de l’intérêt de créer du contenu concis pouvant être consulté en moins de 3 minutes, sous format vidéo, audio ou texte et images. Je crois par contre que le but du eLearning est à la base de remplir des objectifs d’apprentissage prédéfinis et que pour y arriver avec des micro-contenus, la seule façon est d’en faire une sorte de podcast pour que ces contenus soient consommés selon une séquence précise avec des objectifs de mesure de la rétention de l’information. Autrement, pour moi, ce n’est que de l’actualité.

Je dois dire que ce qui a initié cette réflexion c’est Coursmos. Coursmos propose essentiellement ce que je dis, c’est à dire une séquence de courtes leçons pour apprendre sur un sujet précis. Par contre, comme les leçons sont créées par vous et moi et que l’exercice est de créer des leçons très courtes, j’aurais peur à long terme que tout et rien devienne une « micro-leçon » pour le simple intérêt de faire de l’auto promotion.

À surveiller au cours des prochains mois!

 

EDIT: À ajouter à la réflexion, les gens qui apprennent en ligne sont parfois/souvent paresseux… il faut donc travailler plus fort pour s’assurer qu’il retire le maximum de leur cours en ligne…

Un outil de plus à détester

J’ai aidé un ami sur son site monté à l’aide de l’application Web Yola https://www.yola.com/ . Ce n’est pas tellement que c’est mal fait… ce n’est pas non plus que c’est impossible de faire quelque chose de bien avec l’outil… c’est que c’est un outil de plus qui dit : Faites le vous-même, c’est facile et gratuit… Les avertis le savent qu’il faut de plus en plus de compétences pour faire un site Web performant en 2012 (Stratégie, Ergonomie, Design, SEO, Contenu, Mobilité, CMS flexible, Statistiques, Présence sociale et j’en passe), malgré tout, comme la technologie évolue rapidement, c’est de plus en plus facile de créer des applications qui permettent d’automatiser certaines choses et bien qu’au niveau du rendu ça semble fonctionner, il manque une couche de richesse que seule une agence ou des consultants spécialisés en la matière sont en mesure d’offrir. Alors, le problème c’est que ces solutions « cheap » sont pour les gens qui n’accordent pas encore d’importance à leur présence Web, mais leurs entreprises évoluent et deviennent plus sérieuses et le jour où ils veulent une solution d’une agence, ils se surprennent du coût de la solution proposée… ce qui explique à mon avis le retard du Québec et du Canada au niveau commerce électronique et présence Web.

Vous allez dire : « C’est des problèmes de petits joueurs ça… » et je vous aurais dit oui il y a de ça quelques mois, mais depuis, j’ai croisé des entreprises internationales pour qui 10 000$ semblait être dispendieux pour faire des travaux d’optimisation de sites non performants.

Le prix que tu as payé dicte le prix que tu paieras…

C’est souvent ce qui arrive, c’est plus fort que nous, on compare un nouvel achat avec l’achat similaire fait auparavant… même si on est insatisfait de l’achat initial, on a les 2 yeux embrouillés et on arrive pas à voir la valeur de ce qui nous est proposé.

C’est pas ce que ça coûte, c’est ce que ça rapporte…

Je l’aime celle-là mais je me mets à la place des gens, tu ne peux pas savoir ce que ça rapporte avant d’engager une firme. Nous avons nous même été surpris parfois (2 fois en 10 ans, 2 fois de trop) à quel point le site livré semblait, à court terme, beaucoup moins performant que l’ancien, très souvent pour des facteurs externes, mais n’empêche que c’est nous qui avons l’air mauvais. Alors l’argument de ça coûte plus cher que tu pensais mais t’en fait pas, ça va rapporter plus, c’est pas tellement crédible, tout le monde pourrait le dire.

La mienne c’est :

Je suis trop pauvre pour acheter du cheap…

Il y a rien de pire que de recommencer un projet car on a l’impression qu’on a fait un mauvais choix. Chez Quibo, je suis conscient de cette crainte et je la partage avec le client de telle sorte qu’il faut être de mauvaise foi pour partir de chez nous complètement insatisfait, on aurait fait des pieds et des mains pour s’assurer que ce qui est livré est selon les plus haut standards de l’industrie. On travaille par contre avec des budgets mais nous sommes tellement ouverts à de futures entente sur lesquelles on peut être win win…

Anyway, moi je ferai pas de site avec Yola, Shopify, WordPress.com (sauf blogue perso), you name it Create your own professional Website for free… j’aime pas assez refaire les choses, ni les miennes, ni celles de nos clients.

Plus c’est long, plus c’est long…

Vous avez déjà géré un projet Web soit du côté du client ou du côté de l’agence Web? Vous avez été frustrés du déroulement? Si oui, est-ce que le projet s’est étiré dans le temps, que ce soit la faute du client, de l’agence ou des deux? Dans la majorité des cas, la frustration découle du temps… car plus c’est long, plus c’est long… voici un parallèle pour illustrer.

Vous planifiez un voyage à Toronto et vous habitez dans le coin de Montréal. Avion ou auto est la question. Un vol Montréal Toronto c’est environ 1 heure 15 minutes. Il ne faut pas oublier d’ajouter le temps pour arriver à l’aéroport, les baggages, la sécurité, d’un côté comme de l’autre, ce qui mène à environ 3 heures. En contre partie, en auto c’est environ 5 heures… L’avion vous coûte au moins 300$ et l’auto coûte au moins 60$ (Aller simple). Donc vous vous dites que pour la différence de prix, le 2 heures de plus vaut la peine, donc vous partez en auto… vous partez tôt pour arriver dès que possible dans la grande ville. Bon du traffic pour sortir de Montréal… ensuite, sur la 401, du radar, un accident, de la pluie, peu importe… Ensuite, essence + bouffe, ça donne faim rouler comme ça. Peu importe ce que vous faites, vous arrivez dans une heure de circulation à Toronto, souvent l’heure du lunch ou un peu après et ça fini par avoir prix 6 ou 7 heures et 10 heures si vous avez 1 ou des enfants… mais pourquoi? Parce que plus c’est long, plus c’est long….

Comme le « projet » en auto est sur un plus longue période, c’est facile de croiser des imprévus et qu’au total on y investisse plus de temps… même chose pour l’argent… vous pognez un ticket et finalement l’avion n’était pas si cher que ça. C’est la même chose pour le Web. Si ça traîne :

  • le projet sort de la tête du client et de l’équipe et tous ces cerveaux doivent se remettre dans le contexte au retour
  • les agences Web n’ont pas tendance à payer des gens à rien faire à attendre le retour du client, celui-ci n’est peut être plus prioritaire lorsque soudainement il est prêt et pressé
  • les technologies évoluent… certains projets prennent tellement de temps que des updates doivent être faits avant la mise en ligne
  • les besoins évoluent… finalement j’ai besoin de ceci et c’était clair que j’avais besoin de ceci… imprévu par l’agence, temps supplémentaire, si on tord torp le bras de l’agence, il va voir son budget fondre et son service client se détériorer
  • les besoins changent… c’est fou comme le projet devient plus clair pour tout le monde une fois une première version livrée et soudain, ce n’est pas ce que les clients avaient en tête bien que ça réponde à chaque point de l’appel d’offre
  • ça devient urgent… toujours le fun pour une équipe de faire du temps supplémentaire sur un truc qui a trainé longtemps, sachant que peu importe les efforts, ça va encore traîner.

Donc, simplement, plus c’est long, plus c’est long… si vous voulez que ce soit rapide, ne tombez pas dans le piège de laissez traîner même 1 semaine.

Conférencier

Voilà déjà un bon moment que je suis tranquille sur la scène Web du Québec depuis mon départ de la présidence du W3Québec en novembre 2011, je n’ai pas fait d’autre apparition publique dans aucun événement Web… le plat total… alors voilà qu’on me propose d’être conférencier au eCommerceCamp associé avec la gang de Focus20 à la fin d’octobre à Drummond. Ce sera avec plaisir que je viendrai partager mes expériences des dernières années, des histoires à succès mais également des histoires d’horreur!

Pas facile le recouvrement


Quibo a 10 ans mais malgré que les années passes, nous restons une petite entreprise qui n’a pas les moyens de ne pas recevoir les paiements des clients durant une longue période, sinon ça fait mal au « cash flow ». Au cours des 10 dernières années, notre clientèle a beaucoup changé et les clients sont de plus en plus gros et de plus en plus solide financièrement mais nous avons encore plusieurs clients de longue date qui continue d’avoir une petite facture chaque année pour de l’hébergement ou de la mise à jour. Ces gens se souviennent du temps que je gérais seul les dossiers administratifs et du rapport que nous avions. S’ils étaient un peu serré, mes coûts fixes étant à ce moment au minimum, j’étais l’entrepreneur compréhensif, l’ami et pour tout dire, je tente toujours de devenir ami avec nos clients, sans sortir prendre un verre avec eux, mais j’accorde beaucoup d’importance la complicité dans une relation d’affaires… Je ne veux pas seulement ton argent… je veux d’abord ton succès et ensuite tu voudras me donner ton argent à coup sûr… c’est la ligne directrice mais ça ne se passe pas toujours comme ça…

C’est ingrat le recouvrement… téléphoner les gens pour tenter de retirer d’eux la promesse du paiement et dans les jours suivants, le paiement… Plusieurs font semblant de ne pas être au courant et disent remédier à la situation rapidement, d’autres évoquent plutôt l’insatisfaction alors qu’on a jamais été mis au courant de celle-ci auparavant, d’autres prétendent qu’il doit y avoir eu erreur avec la poste… AH cette maudite poste pas fiable…

Les gens ont toujours l’air de bonne foi en te disant que le paiement est prêt mais plusieurs semaines plus tard, toujours rien, l’appel suivant est un peu plus corsé… et le suivant et le suivant et ainsi de suite jusqu’au moment où il semble ne plus avoir d’autres solutions que de couper le service et/ou mettre en demeure.

Je réalise après 10 ans que les gens sont sensibles. Personne n’aime ça avoir l’air d’un mauvais payeur et se le faire rappeler encore et encore mais s’ils ne peuvent pas faire le paiement, alors c’est normal que le recouvrement fasse de la pression et qu’à un certain moment donné commencent les flémèches… L’approche de la complicité reste encore à mon avis la meilleure : demander au client comment tu peux faire pour l’aider à t’aider… c’est aussi une question de bonne foi et de confiance… parfois, avouer être serré est la meilleure façon de réveiller le côté humain en nous et un dépôt peut parfois être suffisant pour signifier la bonne foi de l’autre partie. Comme un ami à moi m’a déjà dit et j’ai constamment cette phrase en tête dans ces contextes : La négociation commence seulement lorsqu’une première personne dit non. C’est donc normal de se faire dire non, c’est le début d’un processus pour régler les situations. L’écoute, l’ouverture et la compréhension sont des atouts réciproques qui doivent être présents dans ces moments pour en arriver à un entente.

Navigation Web et iPad : 2 choses différentes

iPhone App x2 iPadJe vis présentement une expérience assez intéressante sur un projet. Le client trippe sur les applications iPad pour la richesse de la navigation souvent plus interactive et le fait que l’espace soit confiné et exploité au maximum sont certe des attraits indéniables du iPad versus la bonne vieille navigation Web plus linéaire, avec scroll de haut en bas. Avec les nouvelles tendances Web au niveau design, le Jquery et tous ces effets possibles, il est possible de répliquer l’aspect iPad sur un bon vieux laptop ou poste de travail mais SURPRISE, l’outil n’étant pas le même, d’avoir une interface riche optimisée pour iPad également fonctionnelle pour les ordinateurs originaux ne fait pas l’affaire… et pour plusieurs bonnes raisons dont :

  • Utilisation d’une souris très précise versus utilisation du doigt beaucoup moins précis
  • Habitude de scroller versus swipper
  • Contenu trop gros ou trop d’espace vide autour du contenu car l’écran est plus large

Au final, le feeling est différent et on revient au point que l’idéal est d’avoir une version dite normale pour les ordinateurs et une version optimisée pour iPad si le budget le permet, étant mieux d’afficher la version normale sur iPad que d’afficher la version iPad sur l’ordinateur.